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jeudi 16 février 2012, par

Voir le tract : " Solidarité avec le peuple Grec ! "
signez la pétition à l’initiative de « l’Humanité » : Solidarité avec la résistance grecque.
La nuit du 12 février, 199 député-e-s grecs ont voté les nouvelles mesures imposées par la Troïka (UE, BCE, FMI) qui plongent le pays dans un chaos et une misère encore plus profonde. 101 député-e-s ont désapprouvé soit la totalité, soit une partie de ce nouvel accord. Sous la menace de la faillite et absolument conscients que le parlement n’allait pas décider, mais seulement ratifier les diktats, la majorité des député-e-s a cédé au chantage. Alors que dans tout le pays le peuple exprimait son opposition aux projets monstrueux des créanciers, le parlement accordait aux banques le droit de mort et de vie sur le peuple grec, tout en admettant que ce n’est plus aux institutions politiques ni aux élu-e-s de gouverner. Au delà du drame que vit la Grèce, cette évolution constitue le renversement le plus flagrant du système et des traditions politiques européennes ; et, en tant que tel, il annonce l’avenir de toute l’Europe. Contrairement à ses députés, la population du pays n’a pas cédé face à ce chantage. A Athènes et partout dans le pays, le peuple qui résiste a inondé les rues. Encore une fois la seule réponse du gouvernement a été la répression.
Alors que les politiques d’austérité ne font qu’exploser la dette publique, on impose au peuple grec encore plus de mesures suicidaires :
La réduction du SMIC de 22%, pour gagner 450 euros par mois net et 586 brut, contre 751 euros brut jusqu’alors ; Pour les jeunes, la réduction s’élève à 35%.
L’abolition des conventions collectives, par branche et par métier, qui sont remplacées par des contrats individuels au niveau de l’entreprise.
L’application rétroactive de toutes les réductions à partir de janvier 2012, des salaires, retraites et allocations chômage (qui passent de 461 euros/mois à 359, touchable uniquement pendant un an).
La baisse de la retraite minimum à 392 euros/mois (contre 503 euros aujourd’hui).
Le licenciement de 150.000 fonctionnaires de 2012-2015, dont 15.000 d’ici la fin 2012.
L’abolition du statut du fonctionnaire.
Le démantèlement de l’Etat social et la liquidation de toute la richesse du pays pour 50 milliards d’euros par la privatisation.
Ces mesures viennent s’ajouter à bien d’autres imposées et appliquées depuis plus de deux ans. Les salaires et les retraites ne font que baisser, les impôts directs et indirects ne font qu’augmenter, alors que le chômage devient le quotidien de plus en plus de grecs.
Au niveau social, le peuple grec fait face à des phénomènes de misère et de pauvreté qu’il n’avait pas vécus depuis l’occupation. Les faits sont accablants, selon « Médecins du monde » le centre ville d’Athènes vit une véritable crise humanitaire : une personne sur dix se nourrit aux soupes populaires, le ministre de l’éducation met en place la distribution de repas gratuits dans certaines écoles en réponse aux nombreux évanouissements d’élèves pour cause de malnutrition.
Les nouvelles mesures imposées vont non seulement perpétuer le cycle infernal de la récession qui conduit tout droit à l’explosion du déficit public et au défaut de paiement, mais elles vont, partout en Europe, accentuer la baisse des salaires et des dépenses publiques, et ce à un moment où le nombre de pauvres ne cesse d’augmenter dans tous les pays, y compris en Allemagne. Ce que les élites de la finance n’ont pas envie de comprendre c’est que c’est le modèle économique qui ne fonctionne pas.
L’Europe est à un tournant. Elle ne peut sortir de la crise que si elle s’émancipe de la dictature des marchés financiers et se rend capable d’une promotion sociale, démocratique et écologique partagée.
Résistons partout en Europe !
Solidarité avec le peuple grec !
Non au sacrifice des peuples sur l’autel de la finance !
Austérité en Grèce : le rêve de Sarkozy devient le cauchemar du peuple grec !
Le nouveau plan d’austérité voté par le Parlement grec ce dimanche est une véritable agression contre son peuple : baisse de 22% du SMIC et des allocations chômage, casse complète des conventions collectives, attaques contre le droit syndical, privatisations du secteur public : le rêve de Sarkozy est en passe de devenir le cauchemar des Grecs. Hier devant le parlement, 40 000 Grecs sont venus protester contre cette régression sociale accélérée qui enfonce chaque jour un peu plus le pays dans la crise. La seule réponse du gouvernement de coalition a été une répression brutale.
Tous les peuples d’Europe doivent être solidaires du peuple grec qui subit aujourd’hui ce qui nous attend tous si nous laissons faire les marchés financiers et leurs représentants politiques à la tête des gouvernements européens.
Manifestons notre solidarité avec le peuple grec : les élus du Groupe Communiste, Républicain et Citoyen de Toulouse appellent à participer au rassemblement qui aura lieu mardi 14 février à 18 h devant la Préfecture, place St Etienne à Toulouse.
Pierre LACAZE Président du Groupe CRC - Mairie de Toulouse