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Résultats des élections régionales à Nanterre, dans les Hauts de Seine et en Île de France.

lundi 22 mars 2010, par Pcf Nanterre

Résultats à Nanterre

Résultats du 21 mars 2010

Nombre d’inscrits : 42 595

Nombre de votants : 18 757 (soit 44,04%)

Nombre d’exprimés : 17 833 (soit 95,07%)

Liste conduite par Voix % Exprimés
Valérie PECRESSE (LMAJ) 4 821 27,03
Jean-Paul HUCHON (LUG) 13 012 72,97

Les résultats pour chaque bureau de vote.

Rappels résultats de 2004 :

Nombre d’inscrits : 38 868

Nombre de votants : 23 605 (soit 60,73%)

Nombre d’exprimés : 22 878 (soit 96,92%)

Liste conduite par Voix % Exprimés
Marine LE PEN (LFN) 2 345 10,25
J.François COPE (LDR) 6 313 27,59
J.Paul HUCHON (LGA) 14 220 62,16

Résultats dans les Hauts de Seine

Nombre d’inscrits : 918 394

Nombre de votants : 457 137 (soit 49,78%)

Nombre d’exprimés : 435 474 (soit 95,26%)

Liste conduite par Voix % Exprimés
Valérie PECRESSE (LMAJ) 213 115 48,94
Jean-Paul HUCHON (LUG) 222 359 51,06

La liste d’union de la gauche l’emporte dans le fief de Sarkozy. Par ailleurs, la tête de liste UMPC-NC, Santini, est battue dans sa ville d’Issy-les-Moulineaux (47.5%), de même que le président du conseil général, Devedjian, dans sa ville d’Antony (46.4%).

Résultats en Ile de France

Nombre d’inscrits : 6 764 008

Nombre de votants : 3 188 317 (soit 47,14%)

Nombre d’exprimés : 3 035 224 (soit 95,20%)

Liste conduite par Voix % Exprimés Nb de sièges
Valérie PECRESSE (LMAJ) 1 314 580 43,31 67
Jean-Paul HUCHON (LUG) 1 720 644 56,69 142

Bien que très satisfaisant pour la gauche (qui dépasse nettement la barre des 50%, ce qu’elle n’avait jamais fait pour ce scrutin), ces résultats ne permettent pas la réélection de Claire Villiers, vice-présidente sortante, et l’élection de Caroline Bardot. C’est évidemment, une lourde déception.

Documents joints

19 Messages de forum

  • Petite précision 22 mars 2010 17:43, par MKL

    Dans les Hauts de Seine, la liste de gauche a été menée au second tour par Pierre LARROUTUROU, tête de liste EE au 1er tour.

    Ceui-ci a mené une campagne exemplaire, en exposant des solutions concrètes, précises et chiffrées aux problèmes des habitants de ce département.

    Et plus généralement il a été amené à participer à de très nombreux débats très suivis dans toute la France (cf celui de la Grande Arche de la Défense avec le prix nobel Joseph Stiglitz, Edgar Morin, Eva Joly etc...).

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  • Nanterre sur Yvelines ! 22 mars 2010 17:49, par Jacques

    Lors des dernières régionales, notre camarade Caroline Bardot, conseillère municipale de Nanterre, sur la liste des Hauts de seine au premier tour, puis parachutée au deuxième tour sur la liste des Yvelines n’a pas été élue. Si j’imagine sa déception après tout le mal qu’elle s’était donnée pour parvenir à un poste de conseillère régionale, quitte à assumer un "exil électoral", je pense néanmoins que cette échec de Caroline est une bonne leçon pour Nanterre, pour les pratiques politiques que nous voulons changer et donc la démocratie.

    Quelques questions :

    - Qu’aurait-on dit à Nanterre de cette élue du groupe du maire cherchant à se placer à tout prix ?
    - N’est-ce pas faire insulte aux copains et aux électeurs des Yvelines que d’aller chercher une personne inconnue d’un autre département en lieu et place d’un acteur local ?
    - Est-ce la conception des élus du groupe "Communiste et d’Initiative Citoyenne" de s’abaisser à de telles pratiques ?
    - Ces comportements ne participent-t-ils pas à la défiance grandissantes de nos concitoyens à l’égard des politiques et in fine à abstention ?
    - Qui décide de ces petits "arrangements" entre amis ?

    Hélas le cas Bardot n’est ni isolé, ni le pire. Que dire sur ce qui s’est passé dans le Val d’Oise ou en Seine St Denis où la direction du PCF retire la tête de liste du premier tour pour la remplacer par un " protégé", un "fidèle", au second tour... Si ces méthodes sont écœurantes et incompréhensibles, elles signent la conception du PCF de "faire de la politique autrement". Cette conception participe de sa chute entamée de longue date. Mais finalement, cette chute, ne serait-ce pas un "mal" pour un "bien"...un "bien meilleur" ?

    Jacques

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    • Nanterre sur Yvelines ! 22 mars 2010 20:12, par JVK

      Bonjour « Jacques ».

      Je profite de ton message pour clarifier un point sur les « parachutages », car tu soulèves une question que tout le monde peut se poser (moi y compris).

      Je préviens tout de suite, je n’ai pas eu la « chance », ni d’être dans l’équipe de négociation, ni même d’avoir une quelconque influence sur cet arbitrage. J’ai toutefois demandé des explications quand j’ai vu la composition de la liste du 2nd tour. Et je fais partie de ces illuminés qui lisent le code électoral lorsque j’attends les électeurs au petit matin.

      En fonction du score du 1er tour, chaque liste peut prétendre à un nombre de candidat. Ne résistant pas à faire mon prof, je vais donner un exemple que j’espère clair.

      En faisant 5.82% dans le 92, le Front de gauche pouvait revendiquer 5.82/(5.82+22.77+16.42) = 5.82/45.01 (c’est-à-dire le total des listes de gauche) = 13%. C’est-à-dire 3.77 places (13% des 29 places pour le 92). Jusque là, tout va bien. Passons donc à la dure question des candidats élus en cas de victoire. Leur nombre dépend du score régional. Le FdG pouvait revendiquer 6.55(score régional) / (6.55+16.58+25.26) = 13.53% des élus. Comme on ne peut pas savoir combien la gauche aura de siège, il y a un système de plafond/plancher. Autour de 140 élus (on en a eu finalement 142), ça fait environ 19 élus. Il faut maintenant les répartir dans les différents départements. Simple ? En théorie oui, sauf que comme la répartition dépend du score (du nombre de voix en absolu, non du pourcentage) dans les départements, le nombre d’élu est très difficile à estimer à l’avance. Pour éviter d’être les dindons de la farce, les différentes forces adoptent souvent la parade suivante : voir combien le score du premier tour leur donnerait de places. Tu te doutes que c’est toujours un nombre à virgule. Comme en général, on rebute à couper les bras des candidats, on arrondi. La question est de savoir si c’est au chiffre inférieur ou supérieur ; et cette question se multiplie par 8 départements et 3 listes… Prenons le cas du 92, le FdG (12.93% des voix de gauche) peut revendiquer 12.93% des 18 ou 19 élus. Par exemple, 19 élus devrait nous donner 2.43 élus. 2 ou 3 donc. Dans le 78, c’est 1 ou 2. Comme nous ne vivons pas dans le monde des bisounours (tout le monde veut avoir l’élu surprise et supplémentaire du ballottage), que la stricte parité fait que la 19e place était forcement occupée par un homme (Larrouturou étant tête de liste), soit la « 0.43 » place qui reste (Pascale Le Néouannic et Gabriel Massou étant en position confortable) vaut en réalité 0 car transférée à la 20e place, soit peut-être 1 en la transférant dans un autre département dont la représentation était sous-évaluée (dans le 78, ils étaient plus près de 1 élu pour le FdG que de 2, donc d’abord arrondi à 1). Ce n’est donc pas un parachutage, Caroline ne devenant pas élue des Yvelines, mais élue sur une liste des Yvelines… Et surtout elle ne prend la place de personne. Enfin si : d’un candidat PS ou EE. Personnellement, j’ai vu bien pire comme magouille électorale… Après, je t’accorde que ce genre de transfert doit rester par définition marginale, et non la règle.

      Bilan : les modalités de répartition (merci Raffarin !) pousse au bidouillage. A se demander si ce n’est pas fait exprès pour justifier la prochaine réforme des collectivités territoriales ! Le 92 fut ainsi une « terre d’asile » pour 4 candidats EE + 1 de la liste Huchon (sans compter les « parachutés » du 1er tour). J’espère que tu ne sens pas trop insulté. Personnellement, je me sentirai davantage insulté si le sens de mon vote (la mise en place d’un programme et d’une conception de la collectivité qu’est la région) n’est pas respecté. Certes, fustiger l’attitude des autres listes ne doit pas nous empêcher de balayer devant notre porte. Je montre juste que même une force présentée comme un modèle de la « démocratie autrement » (le vent de mai 68 peut être ?) adopte très vite ce genre de comportements.

      Pour finir de répondre à tes questions. A voir ta réaction, qui n’est sûrement pas isolée, tu réponds en partie sur la question de la défiance envers la politique. Mais avant de brocarder l’éventuel carriérisme d’une candidate, concentrons nos critiques sur la débilité des règles. Pourquoi pas une liste unique régionale ? Avec, s’il faut une clef de répartition, par exemple, au moins 15% des candidats habitants le 93, 10% pour le 77 (chiffres totalement imaginaires).

      J’espère ne pas donner l’impression d’un apôtre de la chaise musicale. Ayant pris connaissance de toutes ces "subtilités" tardivement, je me voyais mal encombrer l’énergie des gens à quelques heures du 2nd tour, qui plus est dans un contexte de relative indifférence envers ce scrtin. En revanche, cette question aurait du être abordée en amont. Cela nous aurait tous permis de débattre sur des critères de priorité des élus en ballottage (le transfert devant être un recours exceptionnel).

      Je ne voudrais pas apparaître comme le chien de garde de Caroline (qui n’a pas besoin de moi), mais pour en avoir discuté avec elle, je t’assure que bien sûr, elle aurait préférée clarifier la situation en étant sur la liste du 92. Mais il y a un truc qui s’appelle un rapport de force.

      Après le débat sur un passé dont « il faudrait faire table rase », afin de faire renaître des cendres du PCF un « bien meilleur », je t’invite à le poursuivre plus tard. Pourquoi pas lors du prochain congrès du PCF ?

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      • Nanterre sur Yvelines ! 22 mars 2010 21:46, par georges

        Je ni comprends rien. On avez pour temps tout arranger pour que carolione soit elue. Et pourquoi ne pas mettre sur PCF NANTERRE les resultats du 78 ? on ne les trouve pas fazcilement et caroline a été défendre nos couleurs labas.

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    • Nanterre sur Yvelines ! 23 mars 2010 18:55, par it injuste et déplacé.

      Je trouve que mettre en cause personnellement Caroline Bardot est tout à fait injuste et déplacé. Le communistes de Nanterre et le conseil départemental du PCF92 lui ont demandé d’être candidate, éventuellement élue, il ne s’agit pas du tout d’une ambition personnelle...Je tiens à féliciter Caroline pour l’excellente campagne qu’elle a mené avec les candidat-e-s et les militant-e-s du Front de gauche. Le déplacement de candidats d’un département à l’autre n’est pas nouveau, et vu l’étrange mode de scrutin, c’est nécessaire pour que chaque composante de la gauche ait au final un nombre d’élu-e-s correspondant à son score électoral. Enfin, en principe : la règle à calcul nous en donnait 19 en position éligible, le PS nous en accordait 17 au début des négociations, nous en avons 18. Je ne reviens pas sur un billet précédent dans lequel un camarade s’efforce de rendre compréhensible un mode de scrutin particulièrement compliqué, qui a été inventé par la droite. Je suis surtout contrarié par la non élection de Claire Villiers : nous avons tout fait, en tant que PCF, pour qu’elle retrouve son siège, en raison de ce que représente son courant, et de ses qualités personnelles. Au premier tour, nous avions proposé qu’elle soit tête de liste, mais le PG a fait un cas de rupture parce qu’il tenait à ce que ce soit Pascale Le Néouannic. Au second tour, nous avons demandé qu’elle soit, avec Pascale et Gaby, en position éligible dans les Hauts-de-Seine. Ce n’a pas été possible en raison des exigences des autres forces de gauche. Nous n’avons pu obtenir qu’une place dite "charnière" sur la liste Paris. Pour que nos deux camarades soient élues, il aurait fallu que la liste Huchon fasse plus de 57%. Il s’en est fallu de quelques voix, pas seulement dans les départements où elles figuraient, mais aussi dans toute l’Ile de France. Nous avions deux conseillers régionaux communistes sortants. Nous avons tenu à présenter au premier tour une liste front de gauche représentative dans ses premiers candidats de toutes les forces le constituant, et nous estimions en m^me temps juste que le m^me nombre d’élu-e-s communistes soit obtenu en cas de victoire de la gauche, en raison de ce que représente le PCF dans le département, de sa force militante. Nous n’avons pas réussi. Il faut en tirer les enseignements. Comment faire plus et mieux, par exemple, pour convaincre de nombreux habitants des quartiers populaires qui se sont abstenus ? pour convaincre notre maire et notre députée de s’engager dans la bataille sous les couleurs du Front de gauche ? Une chose est sûre à mes yeux : nous avone eu raison de nous démener dans cette campagne jusqu’au bout pour qu’une élue de gauche, qui plus est une élue communiste, de Nanterre siège au Conseil régional.

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      • Nanterre sur Yvelines ! 25 mars 2010 09:58

        Les bon camarades de Nanterre tente d’expliquer que pour des raisons "d’équilibre", il n’y avait pas le choix, ce devait être obligatoirement Bardot...A croire que dans les Yvelines, aucuns des camarades du PCF n’était disponible ? C’est une plaisanterie ?

        Je remarque aussi que personne ne souhaite faire un commentaire sur le comportement du PCF dans le Val d’Oise et en Seine St Denis entre les deux tours ? Pourquoi ?

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  • Bon, moi non plus j’ai rien compris à la démonstration du prof, mais je pense justement qu’il n’y a pas besoin de longue démonstration !! Notre but était de faire élire un maximum de camarade du PCF d’abord pour une question d’argent. Avec les départs qui s’annoncent, on va avoir besoin de leur indemnité. Yveline ou Hauts de seine, camarade d’ici ou d’ailleur, c’est pas la question, la question c’est le nombre d’élus PCF (sur ce point le prof est d’accord avec moi ;-)). Merci Caro d’avoir accepter cette posture difficile. N’écoute pas les donneurs de leçon, ceux qui mélange éthique et politique. Ca n’a pas réussi cette fois, mais il y aura d’autres occasions. Longue vie au PCF !!!!

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    • c’est trop facile de dire que la question est celle des élus et donc des indemnités. Le parti a eu raison de vouloir se protéger. Il a besoin d’argent. Tout le reste n’est que discours. Mais dommage que ce n’ait pas marché : 2004 : 183 élus PCF + 9 sur nos listes (comme C. Villiers qui a laissé sa place à une copine du Parti de Gauche) ; 2010 : 97 sièges front de gauche (+ 30 sur listes PS au premier tour) = 127.

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    • Prof, pas de politique sans éthique. La fin ne justifie pas les moyens. Le Zola de "j’accuse !" n’avait-il pas d’éthique ?

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      • Mais où voit-tu un tel cynisme dans mes propos ? Car ce n’est certainement pas ma conception. J’ai essayé, bien maladroitement, de donner un semblant d’explication à un mode de scrutin particulièrement inepte - et que je récuse par ailleurs.

        Je partage les remarques du camarade soulignant la faute de goût de reprocher à Caroline cette situation, et rappelant la mauvaise nouvelle de la non-réélection de Claire Villiers. Elue sur Paris, dans les Hauts-de-Seine ou même dans les Yvelines (oula : que dis-je !), je sais que le mouvement social et les forces de progrès auraient pû compter sur la constance de son engagement, et sur sa force de conviction. A mes yeux, c’est plutôt ce profil d’élu, qui, par un questionnement permanent sur son action, conjugue éthique et politique, qu’une conception "géographique" de l’éthique (et toc).

        Et ne voyant pas qui est le Dreyfus de l’histoire, je ne sais toujours pas ce que fait ce pauvre Emile dans cette galère... (d’ailleurs, ironie de l’histoire, tu fais référence à un article paru dans l’Aurore, le journal de Clemenceau, qui avait fait du parachutage en province, et notamment dans le Var, sa spécialité politique...).

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        • Bravo, il fallait le trouver : Clemenceau versus Zola ! On voit l’historien pointu et avisé. Et en 1789, y avait il des parachutages ? Mais au moins, le débat a progressé : on est d’accord sur parachutage, et donc parachutage il y a eu, dans les Yvelines (et ailleurs), la semaine dernière. A partir de cet acquis, cheminons maintenant ensemble sur les raisons de ce choix peu respectueux des électeurs des Yvelines (comme des nanterriens) : Pourquoi ? Quand a été prise cette décision ? Caroline Bardeau est-elle très connue dans les Yvelines ? A moins que ce soit, comme Francis Parny, une personnalité politique de premier plan qui aide à garder ce siège ?

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  • Le score du Front national alimentait beaucoup de conversations dimanche soir. L’analyse reprise dans la déclaration officielle du parti, en attribuant la cause à Besson et à son débat sur l’identité nationale, me paraît simpliste. Je pense que la politique menée par Sarkozy est à l’origine de ce retour au vote FN. Sa politique sociale, au moins pour une part de l’électorat qui avait été séduite par son discours en faveur du travail, mais aussi son incapacité à résoudre le problème d’insécurité. Sans doute cet électorat a-t-il été aussi pris à rebrousse-poil sur la question de l’affichage de la diversité qui a été un thème moins épisodique, jusqu’à présent, que celui de l’identité nationale. S’agissant de la politique d’immigration, le message de Sarkozy n’a pas été seulement celui des expulsions et du durcissement des lois mais aussi celui d’une régularisation raisonnable, ce qui a pu évidemment mécontenter cet électorat.

    Actuellement les préjugés xénophobes ou racistes, et surtout leur expression dans le champ politique, entravent la construction d’une réponse politique progressiste à la situation de notre pays, à mon avis de deux manières. D’une part celle-ci ne peut se forger qu’en prenant en compte la réalité du peuple de France telle qu’elle est, et c’est pourquoi inlassablement nous devons combattre les oppositions sur la base de l’origine ou de la couleur. D’autre part la construction de cette alternative implique que les forces sociales que nous défendons s’affirment comme ayant vocation à conduire le pays. Cela inclut donc nécessairement d’affirmer la dimension « nation », ou « France » pour parler plus simplement, de notre politique. C’est pourquoi ne le faisant pas, par crainte d’être accusés d’aller sur le terrain du FN, non seulement nous nous mettons de fait sous sa pression et nous allons dans le sens de sa prétention à confisquer certains thèmes, mais, plus fondamentalement, nous entravons l’émergence d’une autre voie pour le pays.

    Eric Le Lann

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  • Que s’est-il passé dans les Yvelines et dans le Val d’Oise avec le PCF ?

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  • oubli réparé :

    RESULTATS DANS LES YVELINES

    Inscrits 912 953 Abstentions 467 325 (51.19%)

    Mme Valérie PECRESSE (LMAJ) 215 088 (50.54%) M. Jean-Paul HUCHON (LUG) 210 497 (49.46%)

    Les 17 sièges de la liste Jean-Paul Huchon (PS et app.-EE-FG) : M. Jean-Paul Huchon (PS et app.), Mme Anny Poursinoff (Europe Ecologie M. Benoît Hamon (PS et app.), Mme Sophie Renard (Europe Ecologie), M. Eddie Aït (PRG), Mme Isabelle This Saint-Jean (PS et app.), M. Michel Bock (Europe Ecologie), Mme Michèle Vitrac-Pouzoulet (PS et app.), M. Jean-Paul Mallet (Europe Ecologie), Mme Françoise Descamps Crosnier (PS et app.), M. Clément Ortega-Pelletier (FG), Mme Nabila Keramane (Europe Ecologie), M. Eric Chevaillier (MRC), Mme Sandrine Grandgambe (PS et app.), M. Mounir Satouri (Europe Ecologie), Mme Ghislaine Senee (Europe Ecologie), M. Didier Fischer (PS et app.).

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  • Je suis quelque peu consterné par la tournure de plusieurs échanges. Voir les réactions consacrées à un article traitant des résultats des Hauts-de-Seine, quasi-phagocytées par « l’affaire Caroline » (quelqu’un ayant fait référence au « J’accuse » de Zola…) m’étonne au plus haut point. Ai-je loupé un épisode ? Suis-je passé à côté du fait marquant de ces élections ? L’abstention, la remontée du FN, après celles de ces idées, le débat sur la stratégie du Front de gauche… tout ceci ne serait donc qu’épiphénomènes ? Je pourrais le croire lorsque je vois qu’on accuse Eric de « faire diversion » lorsque qu’il a réagi … au thème de l’article ! Certes, la mesure, et la justesse des propos ne furent pas toujours la norme dans certains billets…

    Si je résume (en caricaturant, bien sûr ; je précise car certains partent au quart de tour...)

    Les 53% d’abstentionnistes ? Caroline.

    Le résultat décevant du Front de Gauche ? Caroline.

    L’incapacité de la gauche de proposer une alternative crédible ? Caroline, Caroline, vous dis-je !

    Après le Malade imaginaire, le débat imaginaire : c’est l’histoire de personnes qui discutent sans s’écouter. Moins drôle. Pas sûr que cela fasse un succès… Pourtant, de mon expérience militante (qui se limite à quelques années seulement, donc je n’en tire aucune vérité générale), c’est hélas un mode opératoire très fréquent (tant au PCF que parmi les chantres de la « démocratie autrement ») : espérer la conviction à ses thèses par l’écrasement (tous les moyens sont bons), et surtout, à l’usure. La dialectique marxienne attendra : c’est le sophisme qui règne.

    Alors que l’objectif d’un forum est la confrontation d’idées, je regrette cette façon de conduire le débat : l’autisme appelant la mauvaise foi. Car comment vouloir perdre la face devant tant d’allusions diffamatoires (« cette élue (…) cherchant à se placer à tout prix »), d’attaques cryptées, dont on ne sait qui est le destinataire (en quoi la section de Nanterre peut être tenue de responsable de l’entre-deux-tours dans le 95 et dans le 93 ? une section si influente serait ainsi incapable d’imposer une candidate de ses rangs ? la belle affaire !), le tout avec la subtilité d’une charge de panzers ? (l’argument moral « joue-la comme Zola ! »… et pourquoi pas Camus tant qu’on y est ? ça en jette aussi, et c’est à la mode)

    Alors, je vois déjà la réponse fuser : « ahah : vous ne savez pas quoi répondre sur le parachutage de Caroline Bardot donc vous voulez clore le débat ! C’est bien que j’avais raison ! ». Mais y-a-t-il eu vraiment de débat ? Peut-on débattre sur le fait que Caroline soit dans les Yvelines ? Elle y était que sache ! Un débat constructif (mais était-ce le but premier ?) aurait du porter sur les critères de nos éligibles. Un débat qui d’ailleurs aurait dû être mené depuis plusieurs mois (je n’ai pour ma part rien à me reprocher sur le sujet, pour l’avoir exprimé à plusieurs reprises). Une fois ce débat conclu, on aurait dressée une liste des priorités, de façon explicite et acceptée par tous. Après, voir une Claire Villiers élue à Paris ne me pose pas de problème : elle a largement prouvée ses qualités (est-ce pour autant immoral ?). Ni même une Céline Malaisé, élue (Gauche Unitaire) des Yvelines sur la liste de … Paris. Car voilà l’explication : pour garantir à chaque département 2 élus (1 PCF et 1 des autres forces composant le FdG), vu le rapport de force dans le 78, il fallait faire un jeu de chaise musicale (d’où la présence de Céline dans le 75, Caroline prenant la place, peu sûre, la preuve, de 2e du FdG dans le 78). Avec au final 2 élus, les « électeurs FdG » du 78 ne peuvent se sentir insultés. Procédure honteuse ? Le mode de scrutin est de toute façon vicieux. Mais ne nous trompons pas de cible, de débat : la polémique risque sinon de s’allonger de manière bien peu constructive…

    Dernière chose : critiquer l’éligibilité de Bessac, secrétaire fédéral de Paris, en Seine-Saint-Denis (au passage, ceux qui feignent de le découvrir dans une lettre ouverte, me font bien rire, mais c’est de bonne guerre), c’est faire de la polémique. Regretter la non-élection de Pascal Beaudet, ancien maire d’Aubervilliers, et potentiel challenger au poste de conseiller général (actuellement détenu par le PS) dans un département où il nous manque qu’un siège pour faire la bascule, c’est faire de la politique. Ces deux éléments sont peut-être liés, ou pas. Toutefois, d’un côté, il y a un règlement de compte (peut-être est-il justifié : encore faut-il mettre sur la table tous les différends, je sais qu’ils sont nombreux entre Bessac et Brouezec/Asensi), de l’autre une réflexion à moyen terme de reconquête et de valorisation d’expériences politiques innovantes.

    La refondation du PCF ne partira pas du site pcf-nanterre.fr… J’espère cependant qu’il nous permettra d’échanger sur bases claires, et non sur des allusions ou pire encore, sur des a priori comme c’est trop souvent le cas.

    Jean-Vincent Koster

    PS : j’en profite pour répondre à l’interrogation, légitime, d’un précédent billet : le texte de Philippe Stierlin n’est effectivement pas à sa place… parce qu’il n’y a pour l’instant aucune rubrique « débat » sur le « communisme et son actualité ». Cette erreur (de jeunesse) sera corrigée dans les prochains jours. Le site pcf-nanterre est à tous les communistes, encartés ou pas.

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    • Je partage le constat de Jean-Vincent sur la tournure de quelques billets qui dans l’expression (comme dans l’orthographe) laissent pour le moins à désirer.

      Mais par contre, moi aussi je suis consterné ! Consterné qu’un secrétaire de section ne voit pas au-delà de "l’affaire Caroline", pour reprendre son expression, un problème de fond sur l’organisation et les pratiques du PCF. "L’affaire Bardot", comme je l’ai fait remarquer dans mon premier billet n’est pas un cas isolé.

      Je crois que ce qui s’exprime de façon vive, dans un sens comme dans l’autre, par les camarades internautes trouve ses origines dans un malaise et les explications apportées ne suffisent pas (mode de scrutin, pas de camarade du PCF disponible dans les Yvelines, déclaration d’intention sur les critères...mais la prochaine fois...). Évidemment et heureusement que ces justifications ne suffisent pas car elles ne sont pas le reflet des véritables objectifs du PCF. Confusément, de façon plus ou moins consciente, des camarades s’en rendent compte et font valoir leur malaise. Peut-on l’entendre ? A force d’être sourd, on n’en arrive à ce que le maire et la Députée de Nanterre quittent le PCF après de très longues années en responsabilité au sein de l’organisation. Ce départ ne repose pas sur des divergences de contenu, mais belle et bien sur ces questions d’organisation et de pratiques de l’appareil. Cette problématique (cristallisée autour de Caroline Bardot, mais comment pouvait-il en être autrement à Nanterre ?) n’est pas un épiphénomène, n’est pas un détail, n’est pas une anecdote. Elle perdure de longue date et accompagne le PCF dans dislocation. Être lucide participe à l’action politique.

      Jacques

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