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Non à l’ultimatum de Patrick Devedjian à l’Université Paris X Nanterre !

vendredi 29 janvier 2010, par Pcf Nanterre

COMMUNIQUE DE PRESSE de Brigitte Gonthier-Maurin Secrétaire départementale du PCF, Sénatrice des Hauts-de-Seine

Non à l’ultimatum de Patrick Devedjian à l’Université de Nanterre !

Le président UMP du Conseil général des Hauts-de-Seine refuse de verser la subvention de 900.000 euros alloués chaque année à l’Université de Nanterre. Patrick Devedjian veut « une contrepartie » à la subvention, à savoir que l’université Paris X propose « un projet en relation avec la politique départementale, c’est-à-dire de développement de métiers exercés à La Défense ». En somme, soit l’université se soumet aux intérêts privés du quartier d’affaires, des grandes banques et grands groupes d’assurance, soit elle perd sa subvention qui concerne 32.000 étudiants.

Comment ne pas faire le lien avec le projet de loi dit du « Grand Paris », qui prévoit une profonde réorganisation du grand ouest parisien et une structuration du territoire francilien dédié à quelques grands pôles de compétitivité, dont La Défense.

Un tel ultimatum est proprement scandaleux et inacceptable ! D’autant que le Conseil général continue de financer, à hauteur de 10 millions d’euros par an, le Pôle privé Léonard de Vinci, dit Fac-Pasqua et ses 3.000 étudiants.

Cette affaire est révélatrice de la logique de la réforme de l’université initiée par Valérie Pécresse, chef de file de la droite aux élections régionales. Avec l’aide de P. Devedjian, elle veut mettre l’université publique au pas. Nous ne les laisserons pas faire !

Les étudiants, les chercheurs, les personnels de l’université et la communauté universitaire peuvent être assurés de la détermination des élus communistes des Hauts-de-Seine à défendre et promouvoir l’Université publique.

Nanterre, le 29 janvier 2010


L’ultimatum de Patrick Devedjian à l’Université de Nanterre est scandaleux. En somme, soit l’Université se soumet aux intérêts privés de La Défense, soit elle perd 900 000 euros de subvention. Quant au pôle privé de Vinci, il continue à recevoir 10 millions d’euros par an du conseil général !

Cette affaire révèle au grand jour la logique de la réforme initiée par Valérie Pécresse. La candidate des actionnaires peut bien mobiliser ses amis pour mettre au pas l’Université publique, nous ne la laisserons pas faire !

Les étudiants, les chercheurs et les personnels de l’université méritent mieux que d’être traités en valets de la finance. La communauté universitaire peut être assurée de la détermination des candidates et candidats du Front de Gauche à défendre et promouvoir l’Université publique.

Pierre Laurent.

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